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Présentation
Réunion de haut niveau ACICI-OHRLLS de l’ONU « La facilitation des échanges et l’Aide pour le commerce : des clefs pour désenclaver les pays enclavés » Centre international de conférence d’Accra, Accra (Ghana) |
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Déclaration de S.E. Mme Béatrice Emilie EPAYE,
Ministre du commerce, de l’industrie et des petites et moyennes entreprises |
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C’est pour moi en tant que Ministre du Commerce, de l’Industrie, des Petites et Moyennes Entreprises, un honneur, de prendre la parole au nom du Gouvernement de la République Centrafricaine, pour échanger avec vous, des questions relatives à la Facilitation des Echanges et l’Aide pour le Commerce, questions essentielles dans les négociations commerciales multilatérales en cours. Mais au préalable, permettez-moi de remercier au nom du Gouvernement, les autorités Ghanéennes qui ont accepté d’abriter cette importante rencontre offrant l’opportunité aux pays, d’échanger sur leurs expériences relatives aux questions de commerce et de développement. Ce remerciement va également à l’endroit de l’Agence de Coopération et d’ Information pour le Commerce International, particulièrement Dr Esperanza Duran et son équipe, qui a bien voulu m’inviter à cette réunion. Située au cœur de l’Afrique, la République Centrafricaine couvre une superficie de 623000 Km², avec une population d’environ 4,2 millions soit une densité de 6,7 habitants au Km². Elle est limitée au Nord par le Tchad, au Sud par le Congo et la République Démocratique du Congo, à l’Est par le Soudan et à l’Ouest par le Cameroun. Pays enclavé dont l’économie est essentiellement basée sur l’agriculture, la RCA est classée parmi les Pays les moins avancés malgré ses énormes potentialités encore faiblement exploitées. La République Centrafricaine, membre entre autres de la Communauté Economique et Monétaire en Afrique Centrale (CEMAC) et de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), a accédé à l’OMC depuis le 11 mai 1995. A ce titre, elle s’est engagée à respecter les engagements pris pendant le GATT (cycle d’Uruguay) et ceux souscrits dans le cadre de l’OMC. Malgré les contraintes qui sont les siennes, je pense notamment à l’absence jusqu’à une date récente de Représentation Permanente à Genève, la RCA participe aux négociations multilatérales, notamment le cycle de Doha en cours. Elle apporte son soutien à toutes les mesures tendant à favoriser l’accès au marché des pays en développement, particulièrement des pays les moins avancés. Il s’agit notamment de :
Malgré l’assistance multiforme reçue des organisations internationales traitant des questions de commerce et de développement dont celle de l’ACICI, la RCA se trouve confrontée à certains facteurs qui constituent des obstacles à l’exploitation de ses nombreuses potentialités économiques. Pour y faire face, le gouvernement a initié un certain nombre de réformes visant à créer un environnement favorable au développement des activités économiques. Les crises militaro-politiques des deux dernières décennies ont mis à mal le tissu industriel et commercial du pays et compromettent tous les efforts entrepris. Logistique du commerce centrafricain : la RCA est accessible à la mer (par le Cameroun à partir du Port Douala et par les deux Congo (RDC et Congo Brazzaville) à partir du Port de Matadi et celui du Pointe Noire. Cependant, au niveau du Cameroun, quelques problèmes majeurs freinent le développement du commerce, notamment : i) la dégradation des infrastructures routières qui amortissent très rapidement les camions, ii) les tracasseries policières à titre d’exemple on compte 26 postes de contrôle pour 61 contrôles sur le corridor Douala-Bangui, ii) l’inaccessibilité par le sud Darfour, iii) la non disponibilité des wagons le transport des marchandises de pointe Noire à bangui. Le coût d’enclavement : la RCA est éloignée des ports voisins (1.470 km du port de Douala et 1.700 km du port de Pointe Noire). Il faut également noter l’inadéquation du régime de transit, ce qui rend les coûts de transit élevés, et la multiplication des intervenants et des activités de rente et les coûts d’opportunités; ces coûts représentent 50% du coût de transport qui est déjà très élevé. A ce qui précède, s’ajoutent d’autres contraintes qui freinent la participation de la RCA aux négociations :i) problème de ressources humaines pour la formulation, la négociation et la mise en œuvre de sa politique commerciale. Elle possède de très faibles capacités en matière d’analyse commerciale et de négociations tant multilatérales que bilatérales, ii) l’inexistence de sources de financement des structures d’appui à l’exportation demeure encore une préoccupation, iii) l’harmonisation des textes législatifs et, réglementaires nationaux notamment avec les textes communautaires et ceux de l’OMC tarde à venir, iv) le renforcement des outils d’analyse et équipements ainsi que la capacité d’information du centre de référence et centre d’information, v) l’initiation des entreprises à la démarche qualité et leur dotation en méthodes et outils relatifs aux tests de conformité, ainsi qu’à l’élaboration des normes et aux techniques de l’emballage et de l’étiquetage, vi) et l’insécurité. Avec le retour à la légalité constitutionnelle, depuis le 11 juin 2005, la République Centrafricaine s’est résolument engagée, avec le soutien de la Communauté Internationale dans un programme de réformes financières et économiques visant à moyen terme, la réduction de la pauvreté dans un contexte de stabilité économique. A cet effet, le Gouvernement Centrafricain a adopté et fait valider par l’Assemblée Nationale en juillet 2005, un document de politique générale reposant entre sur : la sécurité et la consolidation de la paix, la stabilité macro-économique et les réformes institutionnelles, la reconstruction des infrastructures de base et la bonne gouvernance. Un document de Stratégie de la Réduction de la Pauvreté dont l’élaboration a été entamée en 2000 avec le Fonds monétaire International vient d’être adopté en juin 2007. En vue de faciliter les échanges commerciaux entre la RCA et les autres pays, les propositions suivantes sont envisagées : au niveau de la logistique du commerce centrafricain : i) la reconstruction des infrastructures routières reliant Bangui la capitale de la RCA et Douala la Capitale économique du Cameroun afin de réduire les coûts de transports qui sont de fois, le double de prix d’achat des produits, ii) le désensablement du fleuve Oubangui afin de rendre la navigabilité sur toute l’année, iii) la construction du chemin de fer reliant la RCA au Soudan ouvrant la voix aux autres pays notamment le pays de l’Asie, les pays arabes, iv) la construction des check points (3 points spéciaux de contrôles entre Douala et Bangui) afin de résoudre les problème récurant de tracasseries policières et de réduire la multitude des intervenants et des activités de rente, v) la délivrance de vignette spéciale et de « sauf conduit », vi) rendre accessible le Port de Matadi, vii) la construction d’une route entre Mongoumba (une des villes portuaires de Bangui) permettant de continuer les trafics pendant les saisons sèches, viii) le développement du Port de Bata en Guinée Equatoriale pourra désenclaver la RCA. au niveau de la coordination Douanière : il est important d’accentuer la collaboration entre les Douanes camerounaises et Centrafricaines afin de régler un certain nombre de problèmes notamment, i) la construction de postes juxtaposés à la frontière camerounaise et Centrafricaine, ii) la communication de l’information douanière entre les deux administrations, iii) le suivi des marchandises en transit et iv) le suivi des pratiques informelles (tracasseries). Au niveau du coût de l’enclavement : il faudrait là, envisager i) la définition du régime de transit afin de le rendre conforme à l’expérience internationale Mesdames, Messieurs, Distingués invités. Vous conviendrez avec moi que la contribution de la RCA au système commercial multilatéral est très minime compte tenu de sa faible capacité à assurer la mise en œuvre des accords commerciaux multilatéraux. A l’instar des autres membres en développement de l’OMC, la RCA s’est réjouit des déclarations faites par les principaux bailleurs de fonds tant bilatéraux que multilatéraux à l’occasion du premier Examen global de l’Aide pour le commerce qui s’est déroulé à Genève en novembre dernier. Tous ont souligné l’importance qu’ils accorderaient à la question de l’Aide pour le Commerce et notamment le volet développement et infrastructure de cette initiative. De même, les pays en développement ont été exhortés à présenter des projets concrets susceptibles de contribuer à l’accroissement du Commerce. C’est ce à quoi, s’est attelée la RCA. Néanmoins, beaucoup est à accomplir. La RCA ne pourra pas sortir de toutes ces difficultés sans l’appui des partenaires que vous êtes. Aussi, je compte d’ores et déjà sur votre contribution effective et efficace à la levée des contraintes sus évoquées. En outre, la RCA attend beaucoup de notre rencontre de ce qui sera l’occasion je n’en doute pas, d’échanges d’expériences avec des pays rencontrant les difficultés similaires. Je vous remercie
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