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Note de discussion |
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I. Introduction 1. Conformément aux Recommandations [note 1] formulées par l’Equipe spéciale chargée de l’Aide pour le commerce, l’OMC a mis en place un mécanisme de suivi et d’évaluation de l’Aide pour le commerce à trois niveaux :
2. Les auto-évaluations des récipiendaires potentiels sont particulièrement importantes parce qu’elles donnent le point de départ de l’Aide pour le commerce, dont les éléments principaux sont les besoins et la perspective sur le terrain. Il est donc particulièrement regrettable que ce soit précisément aux niveaux national et régional que le processus d’évaluation semble avoir marqué le pas. En juin 2007, deux questionnaires d’auto-évaluation différents ont été diffusés par l’OCDE : l’un aux pays donateurs et aux agences multilatérales, l’autre aux pays partenaires (ci-après « récipiendaires »). L’objectif était de recueillir les informations qualitatives et quantitatives nécessaires concernant les besoins et les flux d’Aide pour le commerce. Un nombre élevé de réponses a été reçu de la part des pays donateurs et des organisations multilatérales, mais, huit [note 2] pays récipiendaires potentiels seulement ont contribué au processus. 3. La Feuille de route [note 3] de l’Aide pour le commerce pour 2008 indique que le questionnaire sur l’Aide sur le commerce devrait être simplifié (surtout pour les pays récipiendaires), rendu plus convivial et plus pertinent pour la planification nationale. 4. La présente note est publiée à l’occasion de l’atelier qu’organisent conjointement l’ACICI et l’OCDE, le 7 avril 2008, dans le but d’examiner le questionnaire sur l’Aide pour le commerce. Elle a pour but de se concentrer sur les questions importantes qui seront abordées lors de cet atelier dont l’ambition est, en favorisant la fourniture de réponses supplémentaires aux auto-évaluations nationales et régionales, d’aider à réaliser les objectifs de la Feuille de route de l’Aide pour le commerce pour 2008. La note n’offre a priori aucune réponse ; elle se limite à poser un certain nombre de questions (trop peut-être !) qui doivent être résolues afin que toutes les parties prenantes au processus d’Aide pour le commerce puissent avancer sur des bases plus solides. La note pose la question de savoir s’il serait approprié et/ou opportun de prévoir des questionnaires qui ciblent mieux chaque types de parties prenantes, à savoir les donateurs, les organisations (multilatérales et régionales), les récipiendaires potentiels (les pays les moins avancés et les pays en développement) et le secteur privé. Notons cependant que la note ne porte pas sur le secteur privé puisque l’atelier ne s’adresse qu’à un seul groupe de parties prenantes, les récipiendaires potentiels. Ceci étant, certaines questions dans le document impliquent inévitablement les organisations régionales, la dimension régionale faisant partie intégrante de la formulation des stratégies des récipiendaires potentiels de l’initiative de l’Aide pour le commerce.
5. Le faible taux de réponse au questionnaire soulève un certain nombre de questions. Les éléments ci-dessous pourraient servir de base aux discussions durant l’atelier conjoint de l’ACICI/OCDE :
5. Le questionnaire vise notamment à créer des incitations à la fourniture d’une Aide pour le commerce plus abondante et de meilleure qualité en améliorant la transparence, la surveillance et le dialogue. Les pays les moins avancés (PMA) et les autres pays en développement sont susceptibles de bénéficier de l’initiative de l’Aide pour le commerce, mais seul un petit nombre de ces récipiendaires potentiels ont répondu au questionnaire. Comment expliquer ce faible taux de réponse et comment l’améliorer ?
6. Les PMA disposent déjà du Cadre intégré (CI) pour canaliser l’aide liée au commerce. Le CI permet à ces pays de répertorier en une liste unique leurs besoins liés au commerce et de soumettre aux donateurs l’inventaire des activités prioritaires nécessitant un financement externe. La plate-forme que constitue le CI pour recevoir l’assistance peut être utilisée par les donateurs et les récipiendaires pour acheminer l’Aide pour le commerce. Ce type de plate-forme n’a pas été mis en place pour les autres pays en développement.
7. Le questionnaire soulève un certain nombre de points importants. Il demande de fournir des informations quantitatives sur des questions essentielles pour le processus d’Aide pour le commerce. Il est possible que les récipiendaires ne disposent pas de ces informations, ce qui pourrait expliquer le faible taux de réponse. Y a-t-il d’autres questions plus pratiques à inclure dans le questionnaire et auxquelles il serait plus facile et plus utile de répondre ? En voici quelques exemples :
8. Le questionnaire pour les donateurs a la même structure que celui pour les récipiendaires. Une structure différente, ou une révision de celle-ci, pourrait-elle faciliter le processus de réponse? Les questions sont-elles formulées de façon à ce que tous ceux qui y répondent les comprennent ?
9. Les questions soulevées ci-dessus peuvent constituer un point de départ à de plus amples discussions entre récipiendaires de l’Aide pour le commerce, donateurs et organisations multilatérales. Il est important de commencer par définir les informations recherchées en vue de peaufiner les questions. Un point de départ pourrait être de se demander quels sont les besoins et quels sont les conditions nationales appropriées pour le lancement de projets d’Aide pour le commerce. Il s’agirait idéalement de contribuer à mettre au point un outil d’évaluation à usages multiples qui soit convivial et permette de recueillir facilement des informations essentielles sur les besoins et les conditions à l’échelle nationale et régionale, tout en établissant un mécanisme institutionnel pour assurer l’évaluation et le suivi permanents du processus d’Aide pour le commerce. |
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